Aux Amants de la truie

"La plus lumineuse lumière on ne la voit en cette vie jamais mieux que lorsqu'on s'est rendu dans les ténèbres".

22-04-2009

Ecriture automatique

J'accroupis l'âbime, sans distance -las parce qu'à porté (apporté) de sexe et perte de vue -rien ni a fait... Juste l'ombre de la forme. Le Désir insatiable le papier déchiré -petit bout par petit bout. Mais alors ? Tout va très bien, je frappe sans haine juste avec violence. Je prend le pas sur le pavé j'aime la douleur de mes muscles au réveil. Le regard floue la mauvaise rature tout est vain mais je n'ai pas de regrets, juste des restes pour les charognards et mon corps ce daîmon. Ce Héros qui me veut jouir/souffrir dans l'éternel pamphlet -feu, sexes, pierre et sang...

***

Nous commençons à peine...

***

Dans l'Evangile j'ai lu en vérité mais je préfère le dit du crabe -un silence obscur et quelques instants qui me brûle. Je ne m'en veut pas de ne pas avoir le souçis de contradiction. Je est si semblable aussi me repaître aussi sonder la lueur à la ligne et la lampe torche de chantier et Ses seins et Sa croupe -Elle entourée de mes mains, de nos restes !

***

Retour aux animaux, à la sottise des cavernes, celle qui offre volte à la façe -non-dit à l'identité -fin des commentaires... ici ne suis que  ce que je ne suis -Désir -ivresse -Grostesque -formes -Monstruosidées, et ongles sales plongés dans la noire, la Belle-laide terre... Sacrée

***

Je sens une peur terrifiante, des mains qui enserrent -un vivant mensonge dans l'ombre. L'air qui essouffle et le moindre tremblement qui me dicte ? Qui est  celui que j'interpelle sinon le sauf le nom ? le bout des doigts la roide droiture en la mort sous le soleil. Ici tout est artifice, vos rêves ma pollution -les couloirs sont vides et je ne veux plus de mesure pour celui qui s'oublie pour le (mot illisible) qui tourne en rond. O moindre pouvoir à la faute de diction ! QUE L'ASTRE CREVE !

***

Et maintenant ? M'en allez me relire entre les lignes

Taper l'ongle sur le bois -Toad... Toad... Croa...

Ecrit de nuit en alternant exercices de *Gnose d'Onan* inspirés par des support divers et lectures obscessionnelles du grimoire de ZOS. Conclut au matin par une  communion avec la Très-laide. (Re)Découverte ?

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06-04-2009

Premier-Né (l'art obscur)

Celui qui possède en lui la plénitude de la vertu

Est comme l'enfant nouveau-né

Les insectes venimeux ne le piquent pas

Les animaux sauvages ne le griffent pas

Les oiseaux de proie ne l'enlèvent pas

Il a les os frêles et les muscles débiles

Mais sa poigne est toute-puissante

Il ignore l'union du mâle et de la femelle

Mais son membre viril se dresse

Tant sa vitalité est à son comble

Il vagit tout le jour sans être enroué

Tant son harmonie est parfaite

Tao-te king

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21-03-2009

Jogging code

Oui, si je devais un jour mettre une note finale à tout ce gaspillage d'encre, à ces tas de feuilles raturées de phrases sans sens, j'écrirai oui j'écrirai -noir sur blanc -que j'ai toujours répugné à écrire. L'écriture m'a toujours plus couté qu'apporté, je l'ai toujours haï, d'une haine presque aussi forte que la haine que j'éprouve pour mon visage, et il y n'a et n'y aura pas à la suite de et pourtant. Pas de joies après la maternité, de rires et d'embrassades avec papa et maman, parce que cette fureur d'écrire n'a pas été pour moi un accouchement -tout au plus est-il une saignée, plus sûrement une dérisoire branlette de mots-poussières et de mots-spermes séchés.

Je n'écris que lorsque j'ai mal à la tête, lorsque déborde la nausée et je me moque bien de me connaître et je me fou de m'explorer, de plonger au fond du labyrinthe pour remonter Fier et musclé, dompteur-ès-sagesse de la Bête. Mais quelle pourrait bien être la fièreté que l'on pourrait retirer de la dégustation de sa propre merde ? Du spetacle vivant de son propre dégoût ? Qu'ils me font rire les revenus de l'enfer, les circonciseurs de démons intérieurs... Qu'ils me font gerber... Moi qui ne connaît que la contemplation à la renverse du pavé, la reniflette de pissotière, les aboiements de chiens éméchés. Le réel bien dur. Il n'y a rien par-delà le bien et le mal, rien à chercher, rien à trouver et que vive le lamentable, le semblable, le frère...

Les mots m'échappent comme tout ce que je crois tenir en laisse. La main faible, le poignet cassé. Il n'est bien que mon obscession du mot juste, ma maladie du verbe pour tenter de faire encore vibrer mon stylet. Et repartir à l'aventure et remonter sur l'estratade dans l'urgence de me croire enfin quelqu'un ou quelque chose, aveugle ou borgne, à défaut d'être réellement fou.

Il y a Urgence, il y a Urgence ! Il n'y a plus rien ! la flèche n'étant même pas partie loin de la cible, se ficher.

Il y a tout ce en quoi j'ai voulu croire et puis le reste.

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20-03-2009

Ostara

le_chariot

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12-03-2009

Cartes postales magiques 2008-2009 (1)

Aime et fais ce que tu voudras

Je cherche un stylo. Il faudrait n'avoir jamais écrit autrement que pour affaires, urgences dérisoires, pour ne pas comprendre l'enfantillage qui consiste à se mettre en quête d'une plume, d'un papier etc... susceptibles d'aider au travail de l'écriture désintéressée -O combien ! Ainsi, pour ce qui est de la lecture, couper les pages d'un livre était un plaisir. On nous l'a enlevé aussi, celui-là. Ecrire, lire c'est se mettre en prison pour crime à commettre. Le crime étant peut-être, justement, de lire, d'écrire, hors d'un temps qui exige une autre présence humaine. C'est de toute manière, quoi qu'on lise ou écrive, se retirer. Afin de mieux pénétrer, s'enfoncer, dans un espace qui rend compte, paradoxalement, de cette présence. Mais sans cesse remise en question. Bref, fourbir ses armes d'existence. A qui bien faire comprendre cette veille ?

Le Dieu, c'est d'abord Dionysos. Or, Dionysos n'a pas de monde. C'est un dieu qui est celui du Désir ou de la vie écrasée contre elle-même, dans sa joie et dans sa souffrance. Et c'est un dieu qui est chargé de soi dans un pathos si lourd qu'en effet il veut se déchager de soi. Au fond Dionysos est celui qui génère Apollon pour se mettre à l'écart de soi.

Il peut pleuvoir et tempêter. Ce n'est pas cela qui importe, souvent une petite joie peut s'emparer de vous un jour de pluie et vous inciter à vous retirer à l'écart avec votre bonheur.

Seigneur, prend pitié du pécheur que je suis !

C'est ce corps invisible qui est d'ailleurs la source du Désir : en présence du corps de l'autre, je perçois un corps visible, mais je pressens une subjectivité et c'est elle que je veux atteindre. Dans une théorie de l'érotisme on pourrrait montrer que le Désir -et c'est pour cela qu'il recommence infiniment -vise à atteindre quelque chose que je ne peux toucher dans le monde, mais qui se touche lui-même hors du monde et qui justement est la vie, la vie invisible de celui ou de celle que je désire.

Et il parlait de nos jours d'ombre et de nos jours de lumière comme si c'étaient les mêmes, comme si il y avait de notre nuit dans sa lumière et de sa lumière dans notre nuit.

*St-Augustin, Georges Perros, Michel Henry, Knut Hamsun, Luc, Michel Henry, Jean Grosjean.

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13-02-2009

Droit de suite

Maman, laide, Mère la face enfoncé dans la fange c'est à toi seule que j'adresse cette prière

Bénie soit tu pour toute les souffrances que tu m'infliges

Pour la maladie qui me ronge les poumons

Pour l'errance à laquelle tu me contrains

Pour mes mensonges mes escroqueries les amis proches qui connaîtrons

Mon courroux ma lachetée mes trahisons

Maman, Laide, Mère la face enfoncée dans la fange c'est à toi seule que j'adresse cette prière

ces louanges

Louanges à la folie qui me guette

A la main qui refuse de se tendre

Aux crachats à la cendre à la poussière

Ou je t'en supplie fait de moi

Ta victime

Ton complice

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08-02-2009

Imbolc

l_imperatrice

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23-01-2009

Un an et un jour

J'appelle le pas de Celui qui chemine

La folle chasse à cour

J'appelle le Pâtre des étoiles

Le Maître qui lie et délie

J'appelle le Vieux Kornu

Son masque de fou

Lacérant mon coeur brûlant

Mon torse de boue

Je me piétine de poussière

Et t'implore de tenir fermement

La laisse que tu as passé autour

De mon cou

A la lisière de ton savoir

Je fais le serment de m'éreinter

Partout où me mènera ta course

Toi la promesse qui enflamme mes oraisons

Toi la main tendue sur le sentier

De la Foi libre et sauvage

Destinée implacable

Où hostie et vanneur

Célèbrent la fraternité

Du miroir et du buisson

Du Silence et de l'intimité

Où sans visage nous circambulons

Le calice et la lance

En leurs Noces d'Amour mortellement entrelacés

Janvier 2008

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Petit questionnaire (merci pour le tag)

Plutôt corne ou marque page?

J'adore écorner mes annabacs préférés, déchirer les pages que j'aime pour en faire des polycopiés, après avoir préalablement surligné au fluo rose et vert les passages-clés indiqués par mon professeur.

As tu déjà reçu un livre en cadeau ?

J'en reçois régulièrement même s'il est très difficile de connaître mes goûts littéraires.

Lis tu dans ton bain?

Pas facile sous la douche. Quand j'aurais enfin appris par coeur les illuminations peut-être pourrais-je me les réciter

As tu déjà pensé à écrire un livre?

Il y a très longtemps à vrai dire -à moins que ce ne soit hier soir avant de me coucher... Je n'ai sérieusement pas le niveau nécessaire, ni des idées suffisament intéressantes pour écrire un livre. Ecrire dans un français correct serait déjà une excellente chose. Je ne considère de toute façon plus l'écriture comme  une finalité, juste comme moyen de ne pas perdre mémoire, lorsque mes visions s'embrouillent et que je perd pied. L'essence de la poésie n'est pas dans le papier mais dans le regard ému de celui qui essaie tant que mal d'y prêter attention... Aucun poème d'amour ne saurait dire le baiser brûlant de la Bien-aimée.

Que penses tu des séries de plusieurs tomes?

Je dévore depuis un mois, un à deux Balzac par semaine et jamais au grand jamais je ne pensais un jour éprouver un tels plaisir à lire La Comédie Humaine. A un tels point que mes goûts littéraires que j'avais eu l'audace de croire figés en sont chamboulés.

As tu un livre culte?

Le Colosse de Maroussi d'Henry Miller, un livre que j'ai lu très vite au cours d'un voyage en train et que je n'ai jamais relu depuis. En l'achevant j'ai eu la sensation rare que quelque chose (étais-ce en moi ?) avait changé.

Aimes tu relire?

Pour faire dans le paradoxe par rapport à la réponse précédente, je pense que c'est le principal intérêt de la littérature.

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimé?

Ne pas rencontrer... On peut être un salaud, être une personne fade et écrire de très grand livre. Je n'ai jamais cru aux liens entre oeuvre et vie de l'auteur. Seul le dialogue avec le texte dans le secret de ma chambre m'importe.

Aimes tu parler de tes lectures?

Si je ne pouvais faire que cela...

Comment choisis tu tes livres?

Comme la Renarde, ils me choisissent, m'interpellent, me tentent, me séduisent, je succombe toujours trop facilement, parce que je suis une personne facile.

Une lecture inavouable?

J'avais une bien étrange manie autrefois, celle de lire au moins un livre de merde par an, le plus souvent une production manufacturée d'un de nos célèbres plumitif contemporain : J'ai ainsi lu du Bernard Weber, du Dan Brown (le type qui fait surfer ces personnages sur la côte d'azur ^^), du Fréderic Beigbedder et même du Maxime Chattam. Mais j'ai fait bien pire et plus inavouable encore, j'ai lu l'Assomoir d'Emile Zola, le plus dégoutant de tous les écri-vains français.

Des endroits préférés pour lire?

Mon fauteil devant ma cheminée, pendant le roupillon de mes puces.

Un livre idéal pour toi serait

Un livre sortit tout droit d'une nouvelle de Borges, que je trouverai par hasard en recopiant un article improbable de l'encyclopédie Britannica.

Lire et manger?

Lire et boire du thé.

Lecture en musique, en silence, peu importe?

En silence, le plus souvent.

Lire un livre électronique ?

Pourquoi faire ? On invente généralement que pour remplacer un vieux support par un nouveau plus neuf et plus adapté. Jusqu'à preuve du contraire il n'existe rien de plus beau, de plus neuf et de plus pratique qu'un livre du XVIe siècle ou XVIIIe siècle. Peut-être serait-il de bon ton d'y revenir ?

Le livre vous tombe des mains : aller jusqu'au bout ou pas?

Non. Mais rien ne dis que je ne me sois pas juste trompé dans l'heure du rendez-vous.

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13-01-2009

Innocence Brute

Je suis la Déesse et le Dieu, unis dans leur Ombre. A. Chumbley

Depuis tout gosse (je le répète souvent je crois), j'aime à me mettre en boule sous la couette pour écouter les battements de mon coeur -c'est à leur écoute que j'ai découvert les prémisses de l'ivresse, et ai pris goût à l'obscurité. Une autre des méthodes que j'utilise pour transformer légèrement mon état de conscience est elle aussi toute bête. Il s'agit juste lorsque je fais mes rondes de nuit de fixer mon attention sur le bruit de mes pas, jusqu'à ce que ce modifie ma qualité d'écoute (bien que je débute un peu plus dans cette technique j'ai la conviction qu'il y a là quelque chose à en retirer).

Mais pourquoi me direz-vous ces quelques faits rédigés à la va-vite en guise d'introduction ? Parce justement depuis que je suis tout gosse, depuis que je m'essaie aux modestes pouvoirs que la Vie m'a confiée, toutes mes transes semble tourner autour d'une seule idée fixe. Que je ferme les yeux pris d'angoisse, prie avec ferveur, jouiss en solitaire, médite ou vibre dans le rond, j'en reviens toujours à la même à la même certitude, à la même constation : j'ai un trou noir au niveau du coeur et c'est de ce trou noir, de ce vide, cette nuit qui est ma seule réalité.

Longtemps je n'ai pas réussi à mettre des mots, des noms sur cet étrange sentiment, sur cette ouverture vers l'intérieur, la profondeur. En fait jusqu'à mes dix-septs ans et la lecture de l'expérience intérieure de Bataille. Un livre dont j'ai bien été incapable d'en retirer grand chose, sauf cela... Lui aussi évoquait cet abysse, cette nuit que nous abritons. Sans mots dire, il m'ouvrait des portes, me donnait des noms (Sainte-Thérèse, Saint -Jean), des pistes qui me seraient plus tard (et me seront) profitable.

Oui, toutes mes errances tendent au final à me ramener vers ce trou noir béant, ce manque qui est moi, vers ce que mon langage ne nomme pas, vers ce que ma raison n'explore pas. ce trou qui me procède "moi"

Un, Dryghten, coeur noir de l'innocence (là où il manque) -ni ceci-ni cela ?

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