Aux Amants de la truie

"La plus lumineuse lumière on ne la voit en cette vie jamais mieux que lorsqu'on s'est rendu dans les ténèbres".

30-08-2008

Au fil des lectures ...

Au fil des lectures d'un été marqué, sans surprise, par le retour aux classiques. D'un été commencé  à la poursuite d'un dieu sans tête dont l'ombre hante les pages de Georges Bataille la Mort à l'œuvre -puisque je l'avoue en vérité : O lumière, qui nous donne l'extase bachique, je jouis de te voir apparaître à mon cœur en détresse ! (Euripide)

Il y a eu aussi cette relecture spontanée de l'Âge d'homme de Michel Leiris, cruel miroir dans lequel il est si fascinant de se refléter. La fascination -un leitmotiv depuis mon expérience de dévoration taciturne des Petits traités de Pascal Quignard, qui même une fois l'accès d'enthousiasme passé, continuera à influencer mes lectures, ne serais-ce que pour cette décision de ne plus me préoccuper que de l'inactuel (je laisse les perles aux cochons).

Comment ne pas évoquer ma lecture de Voici venir le Fiancée de Gabriel Matzneff, qui sans égaler Ivre du vin perdu reste un excellent ouvrage, plein de fiel et d'amertume -une médiation profonde sur la Passion. Mais qui sait encore ce que signifie le mot carême ?

Et enfin sussuré à demi-mots par les cartes, le grand plongeon dans Le Banquet, Phèdre et Ménon et en parallèlle la lecture du commentaire des Vers d'Or de Pythagore par Hiéroclès -las de lire des "à propos de" il était temps pour moi d'aller me confronter à l'Origine.

Post-scriptum : Ce matin dans la boîte aux lettres de mes parents, Le livre des visions d'Angèle de Foligno, Le petit de Georges Bataille (éd Pauvert), le Protreptique de Jamblique et La nuit veille d'Armel Guerne.

Post-scriptum 2 : et dans mon cartable un petit bijoux : Des Songes de Synésius de Cyrène.

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21-08-2008

Intermezzo

En poésie les choses sont ce quelles deviennent.

Gaston Bachelard

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01-08-2008

Lammas

12

Brûlé comme les blés -ni bon grain ni ivraie
Merci des pies et des corneilles
Pourquoi encore me soucier de mon déclin ?
Ne plus me payer d'angoisses !
Ceci pour le premier qui viendra me battre
Et celui qui voudra me glaner.

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