Aux Amants de la truie

"La plus lumineuse lumière on ne la voit en cette vie jamais mieux que lorsqu'on s'est rendu dans les ténèbres".

16-05-2009

Echelle Sorcière

Et l'oiseau de Nuit qui murmure avec moi

Et dévide l'échelle Sorcière

Et l'insoutenable odeur d'excréments

La cuvette Le Fleuve où je ne prie pas

Un chat mort des mouches une chienne écrasée

Des mouches sur le bord de la route

Ne me donne pas la main je suis seul je n'ai pas froid

Je t'aime je suis un petit enfant je t'aime lorsque je suis seul

Je sais qui me regarde je sais que tu es là

Le cri du coq etc...

***

Comme Paon nous paradons au milieu du cercle

Pour une étoile -un spectacle -Une carresse de rosée et de pierre

Quelle est belle la Mort vives les couleurs douce la Joie

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13-05-2009

Rencontre avec Léon Chestov

Les philosophes aspirent à "expliquer" le monde, de façon à ce que tout devienne clair et transparent et que la vie ne recèle plus rien (ou le moins possible) de problématique, de mystérieux. Ne faudrait-il pas, au contraire, s'attacher à montrer que cela même qui paraît clair et compréhensible est étrangement énigmatique et mystérieux ? Ne faudrait-il pas s'efforcer de se délivrer et de délivrer les autres du pouvoir des concepts dont la netteté tue le mystère ? Les sources de l'être sont en effet dans ce qui est caché et non dans ce qui est à découvert.

Il me paraît qu'il suffit de demander à un homme : Dieu existe t-il ? pour le mettre aussitôt dans l'impossibilité de donner une réponse quelconque à cette question ; et je crois que tous ceux qui y ont une réponse affirmativement ou négativement, parlaient de tout autre chose que de ce qu'on leur demandait. Il y a des vérités que l'on peut voir mais qu'on ne peut montrer.

Parmi les innombrables vérités à priori ou évidentes sur lesquelles, comme tout le monde le croit, se fonde la pensée humaine mais qui en réalité ont embrouillé la pensée humaine, une des mieux établies est qu'on ne pose des questions que pour obtenir des réponses. Quand je demande quelle heure il est, quelle est la somme des angles d'un triangle, ou bien quelle est la densité du mercure, si Dieu est juste, si l'âme est imortelle et la volonté libre, il est clair pour tout le monde que je veux obtenir des réponses précises à ces questions. Mais il y a question et question. Celui qui demande l'heure qu'il est ou quelle est la densité du mercure, a besoin en effet qu'on lui donne une réponse déterminée, et cela lui suffit. Mais celui qui demande si Dieu est juste ou bien l'âme, imortelle, celui-là veut tout autre chose et les réponses nettes et claires le rendent furieux ou le plongent dans le désespoir. Comment faire comprendre cela aux gens ? Comment leur expliquer que quelque part au-delà d'une certaine limite, l'âme humaine se trouve si complètement transformée que le "mécanisme" même de la pensée devient tout autre ? ou pour mieux dire, qu'il n'y a plus de place pour le mécanisme de cette pensée ?

Ce n'est pas la foi, c'est la philosophie qui exige qu'on se soumette. Dans le cadre de la raison pure, l'on peut construire une science, une haute morale, voir une religion ; l'on ne peut pas y trouver Dieu.

Sources : Athènes et Jerusalem pour les trois premières citations, la Kabbale du Aleph d'Emmanuel Lévyne pour la dernière.

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02-05-2009

Beltane

arc06

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22-04-2009

Ecriture automatique

J'accroupis l'âbime, sans distance -las parce qu'à porté (apporté) de sexe et perte de vue -rien ni a fait... Juste l'ombre de la forme. Le Désir insatiable le papier déchiré -petit bout par petit bout. Mais alors ? Tout va très bien, je frappe sans haine juste avec violence. Je prend le pas sur le pavé j'aime la douleur de mes muscles au réveil. Le regard floue la mauvaise rature tout est vain mais je n'ai pas de regrets, juste des restes pour les charognards et mon corps ce daîmon. Ce Héros qui me veut jouir/souffrir dans l'éternel pamphlet -feu, sexes, pierre et sang...

***

Nous commençons à peine...

***

Dans l'Evangile j'ai lu en vérité mais je préfère le dit du crabe -un silence obscur et quelques instants qui me brûle. Je ne m'en veut pas de ne pas avoir le souçis de contradiction. Je est si semblable aussi me repaître aussi sonder la lueur à la ligne et la lampe torche de chantier et Ses seins et Sa croupe -Elle entourée de mes mains, de nos restes !

***

Retour aux animaux, à la sottise des cavernes, celle qui offre volte à la façe -non-dit à l'identité -fin des commentaires... ici ne suis que  ce que je ne suis -Désir -ivresse -Grostesque -formes -Monstruosidées, et ongles sales plongés dans la noire, la Belle-laide terre... Sacrée

***

Je sens une peur terrifiante, des mains qui enserrent -un vivant mensonge dans l'ombre. L'air qui essouffle et le moindre tremblement qui me dicte ? Qui est  celui que j'interpelle sinon le sauf le nom ? le bout des doigts la roide droiture en la mort sous le soleil. Ici tout est artifice, vos rêves ma pollution -les couloirs sont vides et je ne veux plus de mesure pour celui qui s'oublie pour le (mot illisible) qui tourne en rond. O moindre pouvoir à la faute de diction ! QUE L'ASTRE CREVE !

***

Et maintenant ? M'en allez me relire entre les lignes

Taper l'ongle sur le bois -Toad... Toad... Croa...

Ecrit de nuit en alternant exercices de *Gnose d'Onan* inspirés par des support divers et lectures obscessionnelles du grimoire de ZOS. Conclut au matin par une  communion avec la Très-laide. (Re)Découverte ?

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06-04-2009

Premier-Né (l'art obscur)

Celui qui possède en lui la plénitude de la vertu

Est comme l'enfant nouveau-né

Les insectes venimeux ne le piquent pas

Les animaux sauvages ne le griffent pas

Les oiseaux de proie ne l'enlèvent pas

Il a les os frêles et les muscles débiles

Mais sa poigne est toute-puissante

Il ignore l'union du mâle et de la femelle

Mais son membre viril se dresse

Tant sa vitalité est à son comble

Il vagit tout le jour sans être enroué

Tant son harmonie est parfaite

Tao-te king

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21-03-2009

Jogging code

Oui, si je devais un jour mettre une note finale à tout ce gaspillage d'encre, à ces tas de feuilles raturées de phrases sans sens, j'écrirai oui j'écrirai -noir sur blanc -que j'ai toujours répugné à écrire. L'écriture m'a toujours plus couté qu'apporté, je l'ai toujours haï, d'une haine presque aussi forte que la haine que j'éprouve pour mon visage, et il y n'a et n'y aura pas à la suite de et pourtant. Pas de joies après la maternité, de rires et d'embrassades avec papa et maman, parce que cette fureur d'écrire n'a pas été pour moi un accouchement -tout au plus est-il une saignée, plus sûrement une dérisoire branlette de mots-poussières et de mots-spermes séchés.

Je n'écris que lorsque j'ai mal à la tête, lorsque déborde la nausée et je me moque bien de me connaître et je me fou de m'explorer, de plonger au fond du labyrinthe pour remonter Fier et musclé, dompteur-ès-sagesse de la Bête. Mais quelle pourrait bien être la fièreté que l'on pourrait retirer de la dégustation de sa propre merde ? Du spetacle vivant de son propre dégoût ? Qu'ils me font rire les revenus de l'enfer, les circonciseurs de démons intérieurs... Qu'ils me font gerber... Moi qui ne connaît que la contemplation à la renverse du pavé, la reniflette de pissotière, les aboiements de chiens éméchés. Le réel bien dur. Il n'y a rien par-delà le bien et le mal, rien à chercher, rien à trouver et que vive le lamentable, le semblable, le frère...

Les mots m'échappent comme tout ce que je crois tenir en laisse. La main faible, le poignet cassé. Il n'est bien que mon obscession du mot juste, ma maladie du verbe pour tenter de faire encore vibrer mon stylet. Et repartir à l'aventure et remonter sur l'estratade dans l'urgence de me croire enfin quelqu'un ou quelque chose, aveugle ou borgne, à défaut d'être réellement fou.

Il y a Urgence, il y a Urgence ! Il n'y a plus rien ! la flèche n'étant même pas partie loin de la cible, se ficher.

Il y a tout ce en quoi j'ai voulu croire et puis le reste.

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20-03-2009

Ostara

le_chariot

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12-03-2009

Cartes postales magiques 2008-2009 (1)

Aime et fais ce que tu voudras

Je cherche un stylo. Il faudrait n'avoir jamais écrit autrement que pour affaires, urgences dérisoires, pour ne pas comprendre l'enfantillage qui consiste à se mettre en quête d'une plume, d'un papier etc... susceptibles d'aider au travail de l'écriture désintéressée -O combien ! Ainsi, pour ce qui est de la lecture, couper les pages d'un livre était un plaisir. On nous l'a enlevé aussi, celui-là. Ecrire, lire c'est se mettre en prison pour crime à commettre. Le crime étant peut-être, justement, de lire, d'écrire, hors d'un temps qui exige une autre présence humaine. C'est de toute manière, quoi qu'on lise ou écrive, se retirer. Afin de mieux pénétrer, s'enfoncer, dans un espace qui rend compte, paradoxalement, de cette présence. Mais sans cesse remise en question. Bref, fourbir ses armes d'existence. A qui bien faire comprendre cette veille ?

Le Dieu, c'est d'abord Dionysos. Or, Dionysos n'a pas de monde. C'est un dieu qui est celui du Désir ou de la vie écrasée contre elle-même, dans sa joie et dans sa souffrance. Et c'est un dieu qui est chargé de soi dans un pathos si lourd qu'en effet il veut se déchager de soi. Au fond Dionysos est celui qui génère Apollon pour se mettre à l'écart de soi.

Il peut pleuvoir et tempêter. Ce n'est pas cela qui importe, souvent une petite joie peut s'emparer de vous un jour de pluie et vous inciter à vous retirer à l'écart avec votre bonheur.

Seigneur, prend pitié du pécheur que je suis !

C'est ce corps invisible qui est d'ailleurs la source du Désir : en présence du corps de l'autre, je perçois un corps visible, mais je pressens une subjectivité et c'est elle que je veux atteindre. Dans une théorie de l'érotisme on pourrrait montrer que le Désir -et c'est pour cela qu'il recommence infiniment -vise à atteindre quelque chose que je ne peux toucher dans le monde, mais qui se touche lui-même hors du monde et qui justement est la vie, la vie invisible de celui ou de celle que je désire.

Et il parlait de nos jours d'ombre et de nos jours de lumière comme si c'étaient les mêmes, comme si il y avait de notre nuit dans sa lumière et de sa lumière dans notre nuit.

*St-Augustin, Georges Perros, Michel Henry, Knut Hamsun, Luc, Michel Henry, Jean Grosjean.

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13-02-2009

Droit de suite

Maman, laide, Mère la face enfoncé dans la fange c'est à toi seule que j'adresse cette prière

Bénie soit tu pour toute les souffrances que tu m'infliges

Pour la maladie qui me ronge les poumons

Pour l'errance à laquelle tu me contrains

Pour mes mensonges mes escroqueries les amis proches qui connaîtrons

Mon courroux ma lachetée mes trahisons

Maman, Laide, Mère la face enfoncée dans la fange c'est à toi seule que j'adresse cette prière

ces louanges

Louanges à la folie qui me guette

A la main qui refuse de se tendre

Aux crachats à la cendre à la poussière

Ou je t'en supplie fait de moi

Ta victime

Ton complice

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08-02-2009

Imbolc

l_imperatrice

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